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PREMIER VOYAGE BURKINA


Je souhaitais tout d’abord rencontrer ces artisans burkinabés dont la réputation s’étend sur tout le continent. Découvrir le lieu où vécu Thomas Sankara ne faisait que renforcer ma motivation. Ce premier séjour de trois semaines au Burkina Faso n’a fait que renforcer mon attirance pour ce pays et ses habitants.


J’ai tout d’abord eu le plaisir de constater que la tradition d’hospitalité envers les étrangers reste encore vivace au "Pays des Hommes Intègres", ainsi que le président Sankara a rebaptisé l’ancienne colonie française de Haute-Volta. Les conditions environnementales, les troubles politiques et les pressions politiques diverses on fait que certains pays d’Afrique sont devenu inhospitaliers envers les Africains qui aiment à voyager à travers le continent. Dans certains endroits, l’étranger n’est plus qu’une vache à lait, juste bonne à être exploitée ou escroquée comme nous l’enseigne si bien l’économie de marché. Pour toute une série de raisons, le Burkina Faso a été épargné par cette triste évolution, et j’ai eu la joie de faire de nombreuses rencontres chaleureuses et enrichissantes au cours des quelques semaines de mon séjour.

Dans les faubourgs de Ouagadougou, j’ai fait la connaissance d’un groupe de coiffeuses qui m’ont agréablement surpris par leur fraîcheur et leur maturité. J’avais l’impression de me retrouver au sein d’un groupe ouvert et solidaire tel que ceux que j’ai connu dans le village où j’ai passé mon enfance. Contrairement aux jeunes femmes de certains pays voisins, qui à 25 ans ont déjà 5 ou 6 enfants à charge, les femmes burkinabées ayant en moyenne deux enfants sont à même de mener de front une vie familiale et professionnelle. L’enseignement de Thomas Sankara sur l’émancipation des femmes à miraculeusement survécu à sa disparition. Le planning familial est régulièrement enseigné par la télévision nationale. Les coiffeuses de Ouaga sont néanmoins confronté à un gros problème, commun à la totalité des artisans africains : celui de l’absence de diffusion équitable de leurs produits.

Louise Atangana Août 2008


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