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	<title>Les Jardins d'Isis</title>
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		<title>CLEOP&#194;TRE, UNE REINE AFRICAINE ?</title>
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		<dc:creator>Christophe Champclaux</dc:creator>



		<description>Les romains la repr&#233;sentait comme une prostitu&#233;e zoophile. Apr&#232;s avoir subit la propagande octavienne dans l'antiquit&#233;, le dernier pharaon d'Egypte doit aujourd'hui subir les pr&#233;jug&#233;s racistes des historiens eurocentristes qui ne lui pardonnent pas les myst&#232;res de sa g&#233;n&#233;alogie, et ceux non moins virulents de certains chercheurs afrocentristes qui ne lui pardonnent pas d'&#234;tre devenue une ic&#244;ne du monde occidental. D&#233;battre du taux de m&#233;lanine de la reine Cl&#233;op&#226;tre (...)

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&lt;a href="http://www.jardinsdisis.org/-HISTOIRE-.html" rel="directory"&gt;04. HISTOIRE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;IMG/arton63.jpg&quot; width='150' height='150' onmouseover=&quot;this.src='IMG/artoff63.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.jardinsdisis.org/IMG/arton63.jpg'&quot; style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les romains la repr&#233;sentait comme une prostitu&#233;e zoophile. Apr&#232;s avoir subit la propagande octavienne dans l'antiquit&#233;, le dernier pharaon d'Egypte doit aujourd'hui subir les pr&#233;jug&#233;s racistes des historiens eurocentristes qui ne lui pardonnent pas les myst&#232;res de sa g&#233;n&#233;alogie, et ceux non moins virulents de certains chercheurs afrocentristes qui ne lui pardonnent pas d'&#234;tre devenue une ic&#244;ne du monde occidental.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_240 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:280px;'&gt;
&lt;img src='http://www.jardinsdisis.org/local/cache-vignettes/L280xH387/280_KLEO_vitrail-6e804.jpg' width='280' height='387' alt=&quot;&quot; style='height:387px;width:280px;' /&gt;&lt;/span&gt;D&#233;battre du taux de m&#233;lanine de la reine Cl&#233;op&#226;tre VII n'est &#233;videmment pas innocent. Derri&#232;re se profile un autre d&#233;bat qui n'a rien &#224; voir avec la recherche historique : celui de la l&#233;gitimit&#233; du pillage de l'Afrique. Si les pharaons &#233;taient roux aux yeux bleux, le pillage est l&#233;gitime. Si les pharaons &#233;taient apparent&#233;s aux Ethiopiens, le pillage est ill&#233;gitime. D&#233;bat imb&#233;cile. Quand bien m&#234;me les pharaons auraient &#233;t&#233; verts, avec la t&#234;te recouverte d'&#233;cailles et les oreilles en trompette, le pillage de l'Afrique par les multinationales ext&#233;rieures au continent resterait ce qu'il est : une ignominie, un crime contre l'humanit&#233;. La r&#233;ponse &#224; l'encrage africain de l'&#201;gypte ancienne se trouvait d&#233;j&#224; chez Champollion : &#171; &lt;i&gt;On y trouve aussi les &#201;gyptiens et les Africains repr&#233;sent&#233;s de la m&#234;me mani&#232;re, ce qui ne pouvait &#234;tre autrement&lt;/i&gt; &#187; (Th&#232;bes, 26 mai 1829, &lt;i&gt;Lettres et Journaux&lt;/i&gt;). Dans le d&#233;bat sur la couleur de Cl&#233;op&#226;tre, la plupart des eurocentristes et des afrocentristes se comportent comme ces avocats bluffeurs qui brandissent devant les cam&#233;ras des enveloppes scell&#233;es en clamant bien haut : &#171; &lt;i&gt;J'ai les preuves !&lt;/i&gt; &#187;, sans que les dites preuves ne soient jamais r&#233;v&#233;l&#233;es. La passion de convaincre l'emporte r&#233;guli&#232;rement sur la rigueur historique. Quel est donc le contenu de ces enveloppes ?&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;De Shakespeare &#224; Louys&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Dans sa pi&#232;ce &lt;i&gt;Antoine et Cl&#233;op&#226;tre&lt;/i&gt;, William Shakespeare (1564-1616) nous parle du &quot;&lt;i&gt;tawny front&lt;/i&gt;&quot; de la reine d'&#201;gypte (Acte 1, sc&#232;ne 1). Pour lui, Cl&#233;op&#226;tre &#233;tait donc &quot;&lt;i&gt;tawny&lt;/i&gt;&quot;, c'est &#224; dire de couleur fauve, une mul&#226;tresse. Les ex&#233;g&#232;tes eurocentristes se sont bouscul&#233;s pour r&#233;pondre que le Barde ne s'appuyait sur aucune source connue, ce qui est exact, et d'autre part pour expliquer de mani&#232;re plus perverse que ce &quot;&lt;i&gt;tawny&lt;/i&gt;&quot; n'&#233;tait pas &#224; prendre au pied de lettre mais qu'il fallait l'interpr&#233;ter de fa&#231;on m&#233;taphorique : Shakespeare affirmerait ainsi la lubricit&#233; de la reine d'&#201;gypte. Nous voici rassur&#233;. Certains artistes italiens de la Renaissance ont repr&#233;sent&#233; Cl&#233;op&#226;tre sous les traits d'une femme Africaine. L'explication est simple : c'&#233;tait pour faire plaisir au prince Laurent II de M&#233;dicis (1492-1519) qui eu un fils avec Simonetta da Collavechio, une servante mauresque. Selon l'historien britannique Christopher Hibbert, le v&#233;ritable p&#232;re de cet enfant que l'on surnomma Alexandre le Maure &#233;tait en fait le neveu de Laurent, Jules de M&#233;dicis, le futur pape Cl&#233;ment VII (1). Pour Pierre Louys (1870-1925), le m&#233;tissage de Cl&#233;op&#226;tre semble &#233;galement une &#233;vidence, comme en t&#233;moigne cet extrait de son roman Aphrodite, paru en 1896 : &#171; &lt;i&gt;La reine B&#233;r&#233;nice avait une jeune soeur nomm&#233;e Cl&#233;op&#226;tre. Beaucoup d'autres princesses d'&#233;gypte s'&#233;taient appel&#233;es du m&#234;me nom, mais celle-ci fut plus tard la grande Cl&#233;op&#226;tre, qui assassina son empire et se tua sur le cadavre. Elle avait alors douze ans, et nul ne pouvait dire quelle serait sa beaut&#233;. Son corps maigre et long, dans une famille o&#249; toutes les femmes &#233;taient grasses, d&#233;concertait. Elle m&#251;rissait comme un fruit b&#226;tard, de souches &#233;trang&#232;res, obscures, surgreff&#233;es. Certains de ses traits &#233;taient violents comme ceux des Mac&#233;doniens ; d'autres lui semblaient venus du fond de la Nubie douce et brune, car sa m&#232;re avait &#233;t&#233; une femme de race inf&#233;rieure et son origine restait douteuse. Sous un nez courbe, assez fin, on s'&#233;tonnait de lui voir des l&#232;vres presque &#233;paisses. Ses tout jeunes seins, tr&#232;s ronds, tr&#232;s petits et tr&#232;s s&#233;par&#233;s, se couronnaient de grosses ar&#233;oles en boule : par l&#224; elle &#233;tait fille du Nil&lt;/i&gt; &#187;. Naturellement, Pierre Louys n'a pas de sources plus fiables que celles de Shakespeare, et les interpr&#233;tations d'artistes ne peuvent en aucun cas servir de preuves historiques. Tout au plus t&#233;moignent-elles d'une curieuse tradition qui a surv&#233;cu au cours des si&#232;cles dans la culture europ&#233;enne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christophe Champclaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;ARTICLE EN COURS DE REDACTION&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;(1) &lt;i&gt; The House of Medici, Its Rise and Fall&lt;/i&gt;, Christopher Hibbert, Harper 1999&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'EUROPE VUE PAR RABINDRANATH TAGORE</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe Champclaux</dc:creator>



		<description>En octobre 1916 &#224; Tokyo, l'&#233;crivain indien Rabindranath Tagore, Prix Nobel de litt&#233;rature 1913, pronon&#231;a le discours fondateur de la lutte anticoloniale. Un texte qui reste aujourd'hui d'une br&#251;lante actualit&#233; et que l'on peut appliquer sans y changer une virgule au capitalisme financier ultra-lib&#233;ral qui ravage notre plan&#232;te depuis 20 ans. En voici quelques extraits. Cette civilisation vorace et dominante consume les peuples qu'elle envahit, elle extermine (...)

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&lt;a href="http://www.jardinsdisis.org/-HISTOIRE-.html" rel="directory"&gt;04. HISTOIRE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://www.jardinsdisis.org/IMG/arton62.jpg&quot; width='150' height='150' style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En octobre 1916 &#224; Tokyo, l'&#233;crivain indien Rabindranath Tagore, Prix Nobel de litt&#233;rature 1913, pronon&#231;a le discours fondateur de la lutte anticoloniale. Un texte qui reste aujourd'hui d'une br&#251;lante actualit&#233; et que l'on peut appliquer sans y changer une virgule au capitalisme financier ultra-lib&#233;ral qui ravage notre plan&#232;te depuis 20 ans. En voici quelques extraits.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_234 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:280px;'&gt;
&lt;img src='http://www.jardinsdisis.org/local/cache-vignettes/L280xH420/Rabindranath_Tagore2-5daa9.jpg' width='280' height='420' alt=&quot;&quot; style='height:420px;width:280px;' /&gt;&lt;/span&gt;Cette civilisation vorace et dominante consume les peuples qu'elle envahit, elle extermine ou an&#233;antit les races qui g&#234;nent sa marche conqu&#233;rante. C'est une civilisation toute politique, aux tendances cannibales ; elle opprime les faibles et s'enrichit a leurs d&#233;pens. C'est une machine &#224; broyer. Elle s&#232;me partout les jalousies, les dissensions, elle fait le vide devant elle. Elle est profond&#233;ment inhumaine, n'ayant pour but que de s'enrichir et de tromper le monde en dressant de gigantesques et monstrueuses idoles dans les temples &#233;lev&#233;s au Gain, le dieu qu'elle adore.
&lt;strong&gt;Rabindranath Tagore&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>GLOIRE A MILTON FRIEDMAN</title>
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		<dc:creator>Louise Atangana</dc:creator>



		<description>Un intellectuel, un simple professeur d'Universit&#233;, peut parfois avoir plus d'impact sur l'histoire que le plus fort des conqu&#233;rants, que le plus ing&#233;nieux des capitaines d'industrie. Les grands hommes du XX&#232;me si&#232;cle tels que Staline, Hitler, Mao ou Joseph Berardino (*) ont vu leur influence limit&#233;e soit dans le temps, soit dans l'espace. Ce n'est pas le cas de l'&#339;uvre du grand Milton Friedman. Depuis la fin des ann&#233;es 1960, la quasi-totalit&#233; (...)

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&lt;a href="http://www.jardinsdisis.org/-HISTOIRE-.html" rel="directory"&gt;04. HISTOIRE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;IMG/arton59.jpg&quot; width='150' height='150' onmouseover=&quot;this.src='IMG/artoff59.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.jardinsdisis.org/IMG/arton59.jpg'&quot; style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un intellectuel, un simple professeur d'Universit&#233;, peut parfois avoir plus d'impact sur l'histoire que le plus fort des conqu&#233;rants, que le plus ing&#233;nieux des capitaines d'industrie. Les grands hommes du XX&#232;me si&#232;cle tels que Staline, Hitler, Mao ou Joseph Berardino (*) ont vu leur influence limit&#233;e soit dans le temps, soit dans l'espace. Ce n'est pas le cas de l'&#339;uvre du grand Milton Friedman. Depuis la fin des ann&#233;es 1960, la quasi-totalit&#233; des habitants de cette plan&#232;te peuvent jouir pleinement des bienfaits th&#233;oris&#233;s et enseign&#233;s par ce r&#233;cipiendaire du prix Nobel 1976, que l'on consid&#232;re &#224; juste titre comme le plus grand &#233;conomiste de l'histoire : taux de ch&#244;mage &#171; naturel &#187;, interdiction du blocage des loyers, privatisations, d&#233;r&#232;glementations, et croissance constante de la masse mon&#233;taire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_207 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:280px;'&gt;
&lt;img src='http://www.jardinsdisis.org/local/cache-vignettes/L280xH409/FRIEDMAN_280-86135.jpg' width='280' height='409' alt=&quot;&quot; style='height:409px;width:280px;' /&gt;&lt;/span&gt;Milton Friedman est n&#233; en 1912, &#224; Brooklyn, New York, premier enfant de Sarah Ethel Landau et de Jeno Saul Friedman, immigrants originaires de Transcarpathie. A l'Universit&#233; Rutgers du New Jersey, les math&#233;matiques constituent la premi&#232;re passion de notre jeune h&#233;ros. Il se tourne ensuite vers l'&#233;conomie en s'inscrivant dans cette Universit&#233; de Chicago qu'il rendra mondialement c&#233;l&#232;bre bien des ann&#233;es plus tard. En 1935, Milton s'installe &#224; Washington. Ses premiers travaux portent sur l'interdiction du blocage des loyers : il attaque avec vigueur cette politique sociale du pr&#233;sident d&#233;mocrate Franklin Roosevelt qui fausse le m&#233;canisme de l'offre et de la demande. Plus g&#233;n&#233;ralement, Friedman s'oppose &#224; tout syst&#232;me de contr&#244;le des prix. En 1940, il est nomm&#233; professeur assistant &#224; l'Universit&#233; de Wisconsin-Madison. Victime de l'antis&#233;mitisme, Friedman doit rapidement d&#233;missionner et trouve un emploi au D&#233;partement du Tr&#233;sor, le Minist&#232;re des Finances des Etats-Unis. Il s'occupe des taxes destin&#233;es &#224; financer l'effort de guerre. Mauvais d&#233;buts pour le futur th&#233;oricien du lib&#233;ralisme moderne. Il est vrai qu'il d&#233;fend encore &#224; cette &#233;poque l'autorit&#233; de l'&#233;tat dans le contr&#244;le de l'&#233;conomie. En 1946 Friedman obtient un doctorat d'&#233;conomie avec une th&#232;se portant sur les revenus des professions lib&#233;rales. Il rentre comme professeur &#224; l'Universit&#233; de Chicago &#224; laquelle il va rester attach&#233; pendant les 30 ann&#233;es suivantes. Au cours de cette p&#233;riode, Milton Friedman va cr&#233;er et populariser en compagnie de son coll&#232;gue et ami George Stigler l'Ecole Mon&#233;tariste de Chicago.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;En 1962 Friedman publie &lt;i&gt; &lt;strong&gt;Capitalisme et libert&#233;&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt; une brillante critique de l'&#233;tat providence. Sans le soutien des grands journaux am&#233;ricains, le livre se vendra &#224; plus de 400 000 exemplaires au cours des 18 ann&#233;es suivantes. Pour Friedman, la libert&#233; de l'&#233;conomie doit primer sur tout autre concept philosophique ou politique. Il pr&#244;ne une augmentation annuelle de la masse mon&#233;taire de 3 &#224; 5 % par an, et attaque le syst&#232;me de Bretton Woods. Friedman demande son remplacement par un syst&#232;me de change flottant qui permettra de s'adapter &#224; l'offre et la demande de capitaux. Les d&#233;penses de l'&#233;tat doivent &#234;tre r&#233;duites au maximum. Les effets redistributifs de l'imp&#244;t progressif &#233;tant nuls &#224; ses yeux, Friedman consid&#232;re qu'il ne doit plus y avoir qu'un taux d'imp&#244;t unique. Preuve de l'&#233;cho des id&#233;es de Friedman dans les sph&#232;res dirigeantes internationales, le prix Nobel d'&#233;conomie va venir r&#233;compenser &#224; cinq reprises cette &#233;cole et sa pens&#233;e r&#233;sum&#233;e dans &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Capitalisme et libert&#233;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; :
1976 : Milton Friedman
1982 : George Stigler
1991 : Ronald Coase
1992 : Gary Becker
1995 : Robert E. Lucas&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les conservateurs du monde entier, suivis de pr&#232;s par les sociaux-d&#233;mocrates fran&#231;ais, britanniques et isra&#233;liens vont se pr&#233;cipiter sur certains aspects de la th&#233;orie d&#233;velopp&#233;e par Friedman, et superbement ignorer les points qui les d&#233;rangent. En effet, Friedman est fermement oppos&#233; &#224; la constitution de groupe monopolistiques priv&#233;s qu'il semble m&#233;priser presque autant que l'&#233;tat providence. On sait ce qu'il en est aujourd'hui de notre monde &#233;cras&#233; par un petit noyau de monopoles priv&#233;s aussi nuisibles que l'&#233;taient les &#233;tats communistes. Cet aspect antimonopolistique de la pens&#233;e de Friedman va &#234;tre superbement occult&#233; par ses adorateurs qui ne retiennent que le volet de la glorification de la libre circulation des capitaux. En fait les milliardaires sont convaincus que lorsque Friedman pr&#244;ne la libert&#233; des loyers ou le maintien d'un taux de ch&#244;mage &#171; naturel &#187;, il est anim&#233; comme eux d'une haine totale et implacable des pauvres. Pour nos seigneurs et ma&#238;tres, les pauvres doivent &#234;tre maintenu dans un &#233;tat d'ins&#233;curit&#233; absolue afin qu'ils ne soient plus en &#233;tat de revendiquer quoi que ce soit, afin qu'ils restent disponibles pour accepter n'importe quel emploi &#224; n'importe quel salaire. Telle n'est pas la conception d&#233;fendue par Friedman dans &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Capitalisme et libert&#233;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;. Le chantre du mon&#233;tarisme avan&#231;ait d'autres id&#233;es, ignor&#233;es aussi bien par ses adorateurs que par ses d&#233;tracteurs. Outre la critique des monopoles priv&#233;s, Friedman proposait d'instaurer un imp&#244;t n&#233;gatif sur le revenu afin de venir en aide au plus pauvres. Il demandait &#233;galement la cr&#233;ation d'un ch&#232;que &#233;ducation qui permettrait aux jeunes issus des milieux les plus d&#233;munis d'acc&#233;der aux &#233;tudes sup&#233;rieures. Inutile de pr&#233;ciser que tous les sympathiques chefs d'&#233;tat (Nixon, Pinochet, Videla, Thatcher, Reagan, les dictateurs africains) ayant appliqu&#233; les th&#233;ories mon&#233;taristes et lib&#233;rales de Friedman se sont bien gard&#233; de mettre en pratique le volet &#171; humaniste &#187; de sa th&#233;orie.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Ainsi en Afrique dans les ann&#233;es 1980 et 1990, les services publics ont tous &#233;t&#233; liquid&#233;s sur ordre du FMI sans aucune compensation pour les populations. Les quelques secteurs rentables, comme les transports ferroviaires et les infrastructures portuaires &#8211; rouages indispensables au pillage des mati&#232;res premi&#232;res &#8211; ont &#233;t&#233; confi&#233;s aux bons soins de multinationales &#233;trang&#232;res. Alors Milton Friedman a-t'il &#233;t&#233; trahi par les siens ? On voudrait bien le croire, si Friedman avait disparu de la circulation apr&#232;s l'obtention de son Nobel en 1976. Cela n'a pas &#233;t&#233; le cas. Il est mort en 2006 &#224; l'&#226;ge de 94 ans sans jamais avoir &#233;mis une seule note discordante. En voyant le r&#233;sultat des ignominies pratiqu&#233;es par tous les adorateurs de sa pens&#233;e, Milton Friedman aurait d&#251; se d&#233;solidariser d'eux. Il ne l'a jamais fait. On est donc en droit de se demander si le volet &#171; social &#187; de &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Capitalisme et libert&#233;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; n'&#233;tait donc rien d'autre qu'un mis&#233;rable cache-sexe destin&#233; &#224; donner bonne conscience aux lecteurs d&#233;sireux d'avaler la pilule principale : la glorification totale et absolue du mon&#233;tarisme. Un culte barbare du &lt;i&gt;geld &#252;ber alles&lt;/i&gt; (**), universellement partag&#233; par tous les dirigeants de la plan&#232;te, les salauds comme les pr&#233;tendus gentils, un culte ind&#233;boulonnable ravageant aussi bien les d&#233;mocraties occidentales que les dictatures orientales ou tropicales. Sans oublier &#8211; ironie de l'histoire &#8211; les derniers glacis survivants de l'empire communiste. Preuve ultime de l'aveuglement de Friedman. Le pays le plus capitaliste du XXI&#232;me si&#232;cle, &#224; savoir la R&#233;publique Populaire de Chine, est rest&#233; la m&#234;me sanglante dictature qu'elle &#233;tait du temps du pr&#233;sident Mao. Et toute la monnaie des Etats-Unis y est actuellement bloqu&#233;e. Ce qui nous promet une belle rigolade dans les ann&#233;es &#224; venir. Comme avait dit cette vieille ordure de L&#233;nine &#171; &lt;i&gt;Ils sont tellement cupides qu'ils nous vendront m&#234;me la corde qui nous servira &#224; les pendre&lt;/i&gt; &#187;. Dommage que Milton Friedman ne soit plus l&#224; pour assister au spectacle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Louise ATANGANA&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(*) Joseph Berardino &#233;tait le PDG du g&#233;ant mondial de l'audit financier Arthur Anderssen, d&#233;mantel&#233; en 2002 &#224; la suite du scandale Enron.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;(**) L'argent au-dessus de tout.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>AU PAYS DES PHARAONS BLANCS</title>
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		<dc:date>2009-05-13T14:46:17Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe Champclaux</dc:creator>



		<description>Il &#233;tait une fois, dans un pays lointain, &#224; &#233;poque tr&#232;s ancienne, un peuple imaginaire, le peuple des pharaons blancs &#8230; Ce fantasme colonial, n&#233; en Europe au XIX &#176; si&#232;cle, fut le pr&#233;liminaire indispensable au d&#233;coupage de l'Afrique par les puissances europ&#233;ennes, avalis&#233; en 1885 lors de la conf&#233;rence de Berlin. La peinture acad&#233;mique, l'op&#233;ra, la litt&#233;rature populaire, puis le cin&#233;ma illustr&#232;rent, souvent avec talent, ce mythe que l'on ne peut qualifier autrement que (...)

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&lt;a href="http://www.jardinsdisis.org/-HISTOIRE-.html" rel="directory"&gt;04. HISTOIRE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;IMG/arton46.jpg&quot; width='150' height='150' onmouseover=&quot;this.src='IMG/artoff46.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.jardinsdisis.org/IMG/arton46.jpg'&quot; style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Il &#233;tait une fois, dans un pays lointain, &#224; &#233;poque tr&#232;s ancienne, un peuple imaginaire, le peuple des pharaons blancs &#8230; Ce fantasme colonial, n&#233; en Europe au XIX &#176; si&#232;cle, fut le pr&#233;liminaire indispensable au d&#233;coupage de l'Afrique par les puissances europ&#233;ennes, avalis&#233; en 1885 lors de la conf&#233;rence de Berlin. La peinture acad&#233;mique, l'op&#233;ra, la litt&#233;rature populaire, puis le cin&#233;ma illustr&#232;rent, souvent avec talent, ce mythe que l'on ne peut qualifier autrement que de n&#233;gationniste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_295 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.jardinsdisis.org/IMG/jpg/580_PHARAON_isis.jpg' width='500' height='387' alt=&quot;&quot; style='height:387px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Alors, macaque, tu veux qu'on t'appelle excellence ?&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;L'esclavagiste, le colon ne supporte pas que le noir, l'Africain, celui qu'il nomme esclave ou indig&#232;ne puisse un jour parvenir &#224; &#234;tre consid&#233;r&#233; comme son &#233;gal. Il convient donc de lui d&#233;nier sa nature humaine et de lui rappeler sa nature animale, et plus pr&#233;cis&#233;ment simiesque. &#171; &lt;i&gt;Alors macaque, tu veux qu'on t'appelle excellence ?&lt;/i&gt; &#187;. C'est ainsi que dans &lt;i&gt;Lumumba&lt;/i&gt;, le film du cin&#233;aste ha&#239;tien Raoul Peck, le tortionnaire europ&#233;en apostrophe son prisonnier africain avant de le rouer de coups.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les noirs sont des singes. Cette assertion de taverne ont &#233;t&#233; formul&#233;e jusque dans les sph&#232;res les plus brillantes de la soci&#233;t&#233; europ&#233;enne. Alexandre Dumas r&#233;pondit un jour &#224; un raciste : &quot;&lt;i&gt;Mon p&#232;re &#233;tait un mul&#226;tre, mon grand-p&#232;re &#233;tait un n&#232;gre et mon arri&#232;re grand-p&#232;re un singe. Vous voyez, Monsieur : ma famille commence o&#249; la v&#244;tre finit.&lt;/i&gt;&quot; En 1838, dans&lt;i&gt; Le Roman de la momie&lt;/i&gt;, le premier grand roman &#171; &#224; l'antique &#187; de la litt&#233;rature fran&#231;aise, Th&#233;ophile Gauthier &#233;crit au troisi&#232;me paragraphe de son premier chapitre : &#171; &lt;i&gt;Quelques rares esclaves de la race Nahasi, au teint noir, au masque simiesque, &#224; l'allure bestiale, bravant seuls l'ardeur du jour, portaient chez leurs ma&#238;tres l'eau puis&#233;e dans le Nil dans des jarres suspendues &#224; un b&#226;ton pos&#233; sur l'&#233;paule.&lt;/i&gt; &#187; Apr&#232;s avoir insist&#233; sur &#171; &lt;i&gt;la p&#226;leur ardente&lt;/i&gt; &#187; de sa belle h&#233;ro&#239;ne &#233;gyptienne, l'auteur reprend au chapitre III, dans la description de la parade de victoire du pharaon, son analogie animale. &#171; &lt;i&gt;Apr&#232;s la musique arrivaient les captifs barbares, &#224; tournures &#233;tranges, &#224; masque bestial, &#224; peau noire, &#224; chevelure cr&#233;pue, ressemblant autant au singe qu'&#224; l'homme, et v&#234;tus du costume de leur pays : une jupe au-dessus des hanches et retenue par une bretelle unique, brod&#233;e d'ornements de couleurs diverses&lt;/i&gt;. &#187; Le racisme de Th&#233;ophile Gauthier ne se limite pas aux seuls Africains. Bien que le couple d'H&#233;breux form&#233; par Po&#235;ri et Ra'hel soit d&#233;crit avec un respect et une d&#233;licatesse &#233;vidente, l'&#233;crivain d&#233;fini au chapitre XI la perfide servante Thamar par &#171; &lt;i&gt;son nez osseux, luisant recourb&#233; comme le bec d'un gypa&#232;te&lt;/i&gt; &#187;. Toujours &#224; propos du m&#234;me personnage, au chapitre XIV, Gautier s'abandonne &#224; une tirade v&#233;hiculant l'un des plus anciens clich&#233;s antis&#233;mites, l'amour compulsif de l'or : &#171; &lt;i&gt;L'immense tas d'or &#233;tincela sous un rayon de soleil ; mais l'&#233;clair du m&#233;tal ne fut pas plus brillant que le regard de la vieille ; ses prunelles jaunirent et scintill&#232;rent &#233;trangement (&#8230;) puis elle ouvrit et referma ses doigts recourb&#233;s, pareils &#224; des serres de griffon, et se lan&#231;a sur l'amas de sicles d'or avec une avidit&#233; farouche et bestiale. Elle se plongeait dans les lingots jusqu'aux &#233;paules, les baissait, les agitait, les roulait ; les faisait sauter ; ses l&#232;vres tremblaient, ses narines se dilataient, et sur son &#233;chine convulsive couraient des frissons nerveux. Enivr&#233;e, folle, secou&#233;e de tr&#233;pidations et de rires spasmodiques, elle jetait des poign&#233;es d'or dans son sac en disant : &#171; Encore ! encore ! encore ! &#187; tant qu'il fut bient&#244;t plein jusqu'&#224; l'ouverture.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il serait bien s&#251;r malhonn&#234;te de r&#233;duire le roman de Gautier aux seules saillies racistes que nous venons de relever. Malgr&#233; de nombreuses approximations historiques - le tr&#233;sor suppos&#233; du pharaon rel&#232;ve d'une conception h&#233;rit&#233; de la litt&#233;rature hom&#233;rique et non de la r&#233;alit&#233; &#233;gyptienne - &lt;i&gt;Le Roman de la momie&lt;/i&gt; rec&#232;le quelques magnifiques descriptions empreintes d'une grande po&#233;sie. L'&#233;vocation des paysages nilotique et des int&#233;rieurs th&#233;bains, embaum&#233; d'un doux parfum d'&#233;rotisme &#224; peine sugg&#233;r&#233;, d&#233;paysent agr&#233;ablement le lecteur, donnant vie aux tableaux de ces peintres orientalistes contemporains de Gautier. Soit dit en passant, ces oeuvres repr&#233;sentaient naturellement les anciens &#233;gyptiens sous des traits europ&#233;ens ou s&#233;mites.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;L'Egypte vue par les Europ&#233;ens&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&#171; &lt;i&gt;Ils sont noirs et (...) ils ont les cheveux cr&#233;pus&lt;/i&gt; &#187;. C'est ainsi qu'au V&#232;me si&#232;cle avant JC H&#233;rodote d&#233;crit les &#201;gyptiens dans son &lt;i&gt;Enqu&#234;te&lt;/i&gt; (1). Apr&#232;s plus d'un si&#232;cle et demi de &#171; science &#187; raciste, une nouvelle g&#233;n&#233;ration d'&#233;gyptologues telles que B&#233;atrix Midant-Reynes en France ou Sally-Ann Ashton en Grande Bretagne, se met &#224; publier au d&#233;but du XXI &#232;me si&#232;cle des rapports de recherche contredisant les th&#233;ories n&#233;grophobes de leurs pr&#233;d&#233;cesseurs. L'histoire de l'&#201;gypte antique est enfin replac&#233;e par ces sp&#233;cialistes dans son contexte africain. Inutile de pr&#233;ciser que les conclusions de leurs travaux ne sont gu&#232;re m&#233;diatis&#233;es. Rappelons que la v&#233;rit&#233; officielle est toujours la suivante : l'homme africain n'est pas assez rentr&#233; dans l'histoire, il se l&#232;ve tous les matins pour se rendre au pied du cocotier en attendant que les noix tombent toutes seules. D'ailleurs Howard Hawks nous l'avait bien dit en 1954 dans sa pourtant magnifique &lt;i&gt;Terre des Pharaons&lt;/i&gt; : la pyramide de Ch&#233;ops fut construite par les H&#233;breux (appel&#233;s pudiquement Koushites dans les dialogues). Toujours est-il que si vous voyez une actrice africaine ou afro-descendante dans un p&#233;plum, c'est forc&#233;ment pour y tenir un r&#244;le de servante, de danseuse, de sorci&#232;re ou d'esclave sexuelle. Les hommes sont un peu plus g&#226;t&#233;s puisqu'ils peuvent acc&#233;der aux r&#244;les de gladiateurs. On apprend m&#234;me que Vigor le Nubien &#233;tait le roi de son pays, dans &lt;i&gt;Les Gladiateurs&lt;/i&gt; de Delmer Daves. C'est &#224; peu pr&#232;s tout. Pour le reste, et quelle que soit la qualit&#233; des films, les pharaons restent uniform&#233;ment blancs. Une faute grave dont la responsabilit&#233; incombe aux historiens.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;span class='spip_document_160 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.jardinsdisis.org/IMG/jpg/PHARAONS_BLANC_01.jpg' width='500' height='300' alt=&quot;&quot; style='height:300px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La belle race blanche&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_167 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:380px;'&gt;
&lt;img src='http://www.jardinsdisis.org/local/cache-vignettes/L380xH413/Gaston_MASPERO-6faaa.jpg' width='380' height='413' alt=&quot;&quot; style='height:413px;width:380px;' /&gt;&lt;/span&gt;De l'Italie &#224; Hollywood en passant par la Pologne, tout au long du XX &#176; si&#232;cle, les pharaons cin&#233;matographiques ont tous &#233;t&#233; incarn&#233;s par des acteurs blancs, avec ou sans fond de teint. Cet empoisonnement n&#233;gationniste de la culture populaire mondiale n'a pu parvenir &#224; un tel degr&#233; de p&#233;rennit&#233; que gr&#226;ce &#224; la trahison des &#233;lites scientifiques occidentales. La communaut&#233; intellectuelle du d&#233;but du XXIe si&#232;cle conspue &#224; juste titre les travaux de l'historien Robert Faurisson qui nie l'existence des chambres &#224; gaz pendant la seconde guerre mondiale. Pendant pr&#232;s d'un si&#232;cle, les &#233;gyptologues occidentaux ont jou&#233; le m&#234;me jeu pervers que Robert Faurisson. Les noirs &#233;tant des singes, la pyramide de Ch&#233;ops ne pouvait avoir &#233;t&#233; construite par des singes. Donc les pharaons &#233;taient blancs. En fonction de cette logique imparable, Gaston Masp&#233;ro a &#233;crit en toutes lettres dans un texte consid&#233;r&#233; comme scientifique que les Egyptiens appartenaient &#171; &#224; la belle race blanche &#187;. Rappelons que Masp&#233;ro &#233;tait membre de l'Institut, professeur de langue et d'arch&#233;ologie &#233;gyptiennes au Coll&#232;ge de France et directeur G&#233;n&#233;ral des Antiquit&#233;s de l'&#201;gypte. Comment les &#233;crivains, peintres, compositeurs, puis ensuite les sc&#233;naristes de cin&#233;ma pouvaient mettre en doute les propos d'une telle sommit&#233; scientifique ? Voici la phrase dans son contexte, paragraphe extrait du chapitre 1 de &lt;i&gt;L'Histoire ancienne des peuples de l'orient&lt;/i&gt;, publi&#233; en 1875. &#171; &lt;i&gt;Tout d'abord les voyageurs du XVIIe et du XVIIIe si&#232;cle, tromp&#233;s &#224; l'apparence de certains Coptes ab&#226;tardis, assur&#232;rent que leurs pr&#233;d&#233;cesseurs de l'&#226;ge pharaonique avaient le visage bouffi, l'oeil &#224; fleur de t&#234;te, le nez &#233;cras&#233;, la l&#232;vre charnue, et qu'ils pr&#233;sentaient plusieurs des traits caract&#233;ristiques de la race n&#232;gre. Cette erreur, vulgaire encore au commencement du si&#232;cle, s'&#233;vanouit sans retour d&#232;s que la Commission fran&#231;aise eut publi&#233; son grand ouvrage. En examinant les innombrables reproductions de statues et de bas-reliefs dont il est rempli, on reconnut que le peuple figur&#233; sur les monuments, loin d'offrir les particularit&#233;s ou l'aspect g&#233;n&#233;ral du n&#232;gre, avait la plus grande analogie avec les belles races blanches de l'Europe et de l'Asie occidentale.&lt;/i&gt; &#187; Dans le m&#234;me ordre d'id&#233;e, les manuels scolaires de l'&#233;poque coloniale retiraient l'Egypte du contient africain pour la coller au monde oriental. Une vision dont on sentira les effets jusqu'&#224; la fin du XX&#232;me dans le p&#233;plum aussi bien que dans le film de jungle. Comme Mohamed Ali le fit remarquer &#224; propos de Tarzan : &#171; &lt;i&gt;En Afrique, m&#234;me le roi de la jungle est blanc&lt;/i&gt; &#187;.
&lt;span class='spip_document_293 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.jardinsdisis.org/IMG/jpg/580_Egypte_Orient.jpg' width='500' height='721' alt=&quot;&quot; style='height:721px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La couleur de l'acteur&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_168 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:308px;'&gt;
&lt;img src='http://www.jardinsdisis.org/local/cache-vignettes/L308xH450/NEFERTITE_REGINA-6e374.png' width='308' height='450' alt=&quot;&quot; style='height:450px;width:308px;' /&gt;&lt;/span&gt;Sous de tels auspices hautement scientifiques, digne des petits grains de poivre que l'on mettait dans le cr&#226;ne d'Africains pour prouver leur inf&#233;riorit&#233; - le cr&#226;ne des Europ&#233;ens contenant naturellement plus de grains de poivre - il &#233;tait impossible que les cin&#233;astes puissent accomplir un travail correctement document&#233;. Imaginons donc une grande saga cin&#233;matographique sur l'histoire du jazz avec la distribution des r&#244;les suivantes : Jennifer Aniston dans le r&#244;le de Billie Holiday, Robert de Niro dans celui de Louis Armstrong, Leonardo di Caprio incarnant Charlie Parker, sans oublier une apparition de Denzel Washington dans le r&#244;le de Chet Baker. Ne riez pas, jusqu'au milieu des ann&#233;es 1960, on osait pratiquer ce genre de chose. Dans la production de Samuel Bronston, &lt;i&gt;Les 55 jours de P&#233;kin&lt;/i&gt;, tous les seconds r&#244;les chinois sont confi&#233;s &#224; des asiatiques. Mais l'imp&#233;ratrice Tseu-hi est incarn&#233;e par Flora Robson, et le g&#233;n&#233;ral Jung-lu par Leo Genn, les deux copieusement tartin&#233;s de fond de teint jaune et les yeux naturellement tir&#233;s dans les coins, afin d'avoir l'air plus fourbes. Aucun com&#233;dien chinois n'ayant sans doute les qualit&#233;s n&#233;cessaires pour tenir de si grands r&#244;les. On peut &#233;videmment r&#233;pondre que pour tous ces personnages, de Tseu-hi &#224; Billie Holiday, nous poss&#233;dons comme r&#233;f&#233;rence des portraits photographiques. Pour Cl&#233;op&#226;tre VII, le cas est un peu plus complexe. Certains sculpteurs - sur des bas reliefs &#233;gyptiens - l'on repr&#233;sent&#233;e sous les traits gracieux d'une beaut&#233; callypige. D'autres - sur des monnaies romaines - ont laiss&#233; l'image d'un petit pot &#224; tabac affubl&#233; d'un nez &#224; faire fr&#233;mir Fanny Brice. Mais en ce qui concerne le physique de Nefertiti, le cas est plus simple. Nous poss&#233;dons plusieurs repr&#233;sentations fiables de son visage. M&#234;me sur le faux buste polychrome attribu&#233; &#224; Thoutm&#244;s la couleur de la peau est africaine, m&#234;me si les faussaires allemands ont affin&#233; le nez et les l&#232;vres afin de lui donner des traits plus europ&#233;ens. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les diff&#233;rentes actrices qui l'ont incarn&#233;e n'avaient pas la bonne couleur : Anitra Stevens (1954), Jeanne Crain (1961), ou Michela Rocco di Torrepadula (1994). Mais des films mettant en sc&#232;ne une Nefertiti africaine auraient-ils pu trouver un financement ?&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les reines africaines&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_294 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:280px;'&gt;
&lt;img src='http://www.jardinsdisis.org/local/cache-vignettes/L280xH399/280_UNA_REINA_PARA_EL_CESAR-a5409.jpg' width='280' height='399' alt=&quot;&quot; style='height:399px;width:280px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_303 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:280px;'&gt;
&lt;img src='http://www.jardinsdisis.org/local/cache-vignettes/L280xH536/280_Nefertititi_Nue_1994-1318e.jpg' width='280' height='536' alt=&quot;&quot; style='height:536px;width:280px;' /&gt;&lt;/span&gt;D'origine soudanaise, N&#233;fertiti pr&#233;sentait un teint plus sombre que celui des &#201;gyptiens anciens proches du type &#233;thiopien. Pr&#233;cisons que le c&#233;l&#232;bre buste du mus&#233;e de Berlin est un faux, et ne ressemble &#224; aucune des autres repr&#233;sentations que nous avons de l'&#233;pouse d'Akh&#233;naton. Dans cette optique biais&#233;e, le choix de Jeanne Crain pour incarner la belle dans l'excellent &lt;i&gt;N&#233;fertiti reine du Nil&lt;/i&gt; de Fernando Cerchio (1961) s'av&#232;re coh&#233;rent. Les sc&#233;naristes ont imagin&#233; une astucieuse romance contrari&#233;e entre N&#233;fertiti et le sculpteur Toutm&#232;s, offrant une passionnante variation sur l'amour, le pouvoir et la cr&#233;ation artistique. Il ne reste plus qu'&#224; refaire le film avec des acteurs de la bonne couleur. Trente ans plus tard, le bronzage s'am&#233;liore un peu avec l'authentique princesse Michela Rocca di Torrepadula dans le &lt;i&gt;N&#233;fertititi&lt;/i&gt; (1994) de Guy Gilles. Michela nous console avec sa belle poitrine d&#233;nud&#233;e, ce qui est au moins conforme &#224; la mode &#233;gyptienne. Ainsi que le rappelle Sally-Ann Ashton de l'Universit&#233; de Cambridge, Cl&#233;op&#226;tre, d'ascendance mac&#233;donienne avait plus que probablement du sang &#233;gyptien, par sa m&#232;re aussi bien que par sa grand-m&#232;re paternelle. Tournant le dos &#224; Shakespeare, les cin&#233;astes ont toujours choisi des actrices au teint de lait pour incarner la derni&#232;re reine d'&#201;gypte. Oublions la m&#233;lanine et revenons sur la question de la nudit&#233; royale. Liz Taylor sort &#233;videmment toute habill&#233;e du tapis dans le film de Mankiewicz. Heureusement, les Italiens ont fait mieux avec un petit bijou injustement oubli&#233;. Si l'on veut bien passer sur quelques p&#233;ch&#233;s v&#233;niels communs &#224; bien des p&#233;plums italiens - stock shots, paysages et costumes inad&#233;quats - on passe un excellent moment devant le film de Viktor Tourjansky, &lt;i&gt;Cl&#233;op&#226;tre, une reine pour C&#233;sar&lt;/i&gt; (1962). La seconde sc&#232;ne du film, o&#249; Cl&#233;op&#226;tre et son fr&#232;re Ptol&#233;m&#233; assis sur le m&#234;me tr&#244;ne, aggrip&#233;s au m&#234;me spectre, s'&#233;changent &#224; voix basses les pires horreurs sans cesser de sourire &#224; leurs courtisans aurait pu &#234;tre imagin&#233;e par Ernst Lubitsch. L'intrigue est centr&#233;e sur les jeunes ann&#233;es de la reine et sa relation avec Pomp&#233;e. Arrivant en invit&#233; vedette &#224; la fin du film, Gordon Scott campe un Jules C&#233;sar un peu trop chevelu, mais tout &#224; fait convaincant. Finement incarn&#233;e par Pascale Petit, Cl&#233;op&#226;tre apparait comme il se doit dans la sc&#232;ne finale du tapis : superbement nue ! Les bras crois&#233;s sur la poitrine elle s'exhibe fi&#232;rement devant l'homme qu'elle veut s&#233;duire. Aucune plante ou statue malencontreusement plac&#233;e par l'accessoiriste ne vient s'interposer entre ses formes parfaites et l'&#339;il r&#233;jouit du spectateur.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;C&#233;l&#233;bration du corps&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_304 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:280px;'&gt;
&lt;img src='http://www.jardinsdisis.org/local/cache-vignettes/L280xH428/280_Serge_NUBRET-528da.jpg' width='280' height='428' alt=&quot;&quot; style='height:428px;width:280px;' /&gt;&lt;/span&gt;La reine africaine, m&#234;me incarn&#233;e par une europ&#233;enne, reste l'objet de tous les fantasmes. N'oublions pas la r&#232;gle non &#233;crite du cin&#233;ma classique concernant les beaut&#233;s exotiques : on les pr&#233;sente sexuellement consommables, mais absolument pas &#233;pousables. Voir le sort syst&#233;matiquement r&#233;serv&#233; &#224; notre ch&#232;re Chelo Alonso, &#224; l'exception notable de &lt;i&gt;La Terreur des barbares&lt;/i&gt;. Pour les gar&#231;ons, m&#234;me punition. Pas beaucoup de changements depuis le &lt;i&gt;Fabiola&lt;/i&gt; du cardinal Wiseman et son &#171; &lt;i&gt;Hyphax, Numide d'une taille hercul&#233;nne &#224; demi-nu&lt;/i&gt; &#187;. Demi-nu bien s&#251;r, histoire de renforcer le caract&#232;re &#233;minemment sexuel de la b&#234;te. Serge Bil&#233; a fort bien analys&#233; la sur-&#233;rotisation du corps africain dans le sport, la musique et la danse. Un ph&#233;nom&#232;ne &#224; double &#224; tranchant : au premier degr&#233;, un semblant d'hommage, mais derri&#232;re, l'insulte cinglante (2). Le p&#233;plum et son &#233;talage de corps flamboyants ne s'est &#233;videmment pas priv&#233; de cet atout africain. Serge Nubret (3) et Paul Wynter (4) sont beaux. Tr&#232;s beaux. Mais bons ou m&#233;chants, leurs personnages n'ont gu&#232;re &#233;t&#233; g&#226;t&#233;s par les sc&#233;naristes. Dans la vraie vie, en 2003 &#224; l'&#226;ge de 68 ans, Paul Wynter re&#231;u une d&#233;coration de la police de Manchester pour avoir ma&#238;tris&#233; un agresseur arm&#233; d'un couteau. Au cin&#233;ma, dans &lt;i&gt;Maciste l'homme le plus fort du monde&lt;/i&gt; Paul Wynter semble sortir des pages de &lt;i&gt;Tintin au Congo&lt;/i&gt;. Sa couardise et sa stupidit&#233; n'ont d'&#233;gale que son esprit de soumission. Il se jette aux pieds de Maciste en le suppliant de le prendre pour esclave. Dans le p&#233;plum, l'Africain n'est jamais reli&#233; &#224; l'&#201;gypte, sauf naturellement pour y &#234;tre esclave. Le cin&#233;ma populaire italien ne mettra fin &#224; ces clich&#233;s honteux que dans les ann&#233;es 70 sous l'influence de la Blaxploitation. Dans le cin&#233;ma am&#233;ricain, ce fut un peu moins grave. Le personnage du gladiateur africain dans &lt;i&gt;Les Gladiateurs&lt;/i&gt; (1954) est noble, courageux et ne manque pas d'humour. Draba (Woody Strode) dans &lt;i&gt;Spartacus&lt;/i&gt; (1960) donne une superbe le&#231;on d'humanit&#233; au h&#233;ros de l'histoire, signant par son sacrifice le d&#233;clenchement de la r&#233;volte. Le personnage du gladiateur africain est depuis devenu une figure oblig&#233; dans le p&#233;plum anglo-saxon : Pam Grier dans &lt;i&gt;La R&#233;volte des gladiatrices&lt;/i&gt; (1972), Djimon Hounsou dans &lt;i&gt;Gladiator&lt;/i&gt; (2000) et Peter Mensah dans &lt;i&gt;Spartacus Blood and Sand&lt;/i&gt; (2010).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christophe Champclaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_305 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.jardinsdisis.org/IMG/jpg/560_PAUL_WYNTER.jpg' width='500' height='395' alt=&quot;&quot; style='height:395px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(1) &lt;i&gt;H&#233;rodote&lt;/i&gt;, &lt;strong&gt;Enqu&#234;te, Livre II Euterpe&lt;/strong&gt;,&lt;i&gt; paragraphe 104, traduction Pierre-Henri Larcher, Paris, Charpentier, 1850, r&#233;&#233;dition Paleo, Clermond-Ferrand, 2005.&lt;/i&gt; (2) Serge Bil&#233;, &lt;strong&gt;La L&#233;gende du sexe surdimensionn&#233; des noirs&lt;/strong&gt;, &#233;ditions du Rocher, 2005.
(3) Monsieur Univers 1976.
(4) Monsieur Univers 1960 et 1966.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>LA DEESSE ISIS</title>
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		<dc:subject>d&#233;esse africaine</dc:subject>

		<description>Isis est la lointaine h&#233;riti&#232;re de la Grande D&#233;esse pr&#233;historique. Si ses pouvoirs sont identiques, protection et fertilit&#233;, son apparence est radicalement transform&#233;e. La jeune beaut&#233; aux seins fermes a pris la place de la m&#232;re originelle aux seins lourds et au ventre d&#233;form&#233; par les accouchements. Au premier si&#232;cle de l'empire romain, le culte de la belle d&#233;esse africaine s'&#233;tend &#224; l'ensemble du bassin m&#233;diterran&#233;en, remontant jusqu'au nord de la Gaule. En bien des (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;IMG/arton39.jpg&quot; width='150' height='150' onmouseover=&quot;this.src='IMG/artoff39.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.jardinsdisis.org/IMG/arton39.jpg'&quot; style='height:150px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Isis est la lointaine h&#233;riti&#232;re de la Grande D&#233;esse pr&#233;historique. Si ses pouvoirs sont identiques, protection et fertilit&#233;, son apparence est radicalement transform&#233;e. La jeune beaut&#233; aux seins fermes a pris la place de la m&#232;re originelle aux seins lourds et au ventre d&#233;form&#233; par les accouchements. Au premier si&#232;cle de l'empire romain, le culte de la belle d&#233;esse africaine s'&#233;tend &#224; l'ensemble du bassin m&#233;diterran&#233;en, remontant jusqu'au nord de la Gaule. En bien des cit&#233;s, les temples d'Isis attiraient plus de fid&#232;les que ceux des divinit&#233;s gr&#233;co-latines. Dans les premiers si&#232;cles du christianisme la figure d'Isis allaitant Horus, Isis lactans en latin, servit de base au culte de la vierge Marie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_148 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:280px;'&gt;
&lt;img src='http://www.jardinsdisis.org/local/cache-vignettes/L280xH418/280-ISIS_VIENNA-80ddb.jpg' width='280' height='418' alt=&quot;&quot; style='height:418px;width:280px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Dans la premi&#232;re partie du livre I de sa monumentale histoire universelle, l'historien grec Diodore de Sicile &#233;crivait au temps de Jules C&#233;sar : &quot; &lt;i&gt;Le nom d'Isis signifie ancienne, rappelant ainsi l'origine antique de cette d&#233;esse. Les Egyptiens la repr&#233;sentent avec des cornes, pour exprimer la forme que prend la lune dans sa r&#233;volution mensuelle, et parce qu'ils lui consacrent une g&#233;nisse. Ce sont l&#224; les dieux qui, selon eux, gouvernent l'univers, et qui nourrissent et d&#233;veloppent tous les &#234;tres dans une p&#233;riode de trois saisons, le printemps, l'&#233;t&#233; et l'hiver, saisons dont le retour constant forme l'ordre r&#233;gulier des ann&#233;es. Ces deux divinit&#233;s contribuent beaucoup &#224; la g&#233;n&#233;ration de tous les &#234;tres : Osiris, par le feu et l'esprit ; Isis, par l'eau et la terre ; et tous deux, par l'air. Ainsi tout est compris sous l'influence du soleil et de la lune. Les cinq &#233;l&#233;ments que nous venons de nommer constituent le monde, comme la t&#234;te, les mains, les pieds et les autres parties du corps composent l'homme&lt;/i&gt;.&quot; On trouve ainsi sur les berges du Nil un principe de compl&#233;mentarit&#233; f&#233;minin-masculin proche de celui que vont d&#233;velopper les tao&#239;stes chinois avec le symbole du Yin et du Yang. Un peu plus loin, Diodore apporte la pr&#233;cision suivante : &quot; &lt;i&gt;Osiris et Isis ont honor&#233; les inventeurs des arts et ceux qui enseignent des choses utiles &#224; la vie&lt;/i&gt;.&quot; Le couple de dieux est ainsi d&#233;fini comme le protecteur des arts et des sciences. Cette double divinit&#233; masculine et f&#233;minine se retrouve dans la personne duale du tout premier dieu des H&#233;breux, Jah et Eva, qui deviendra, &#224; partir des textes r&#233;dig&#233;s &#224; Babylone au VI &#176; si&#232;cle avant notre &#232;re, la seule personne masculine de J&#233;hova.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Les enfants d'Atoum&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Isis appartient &#224; la quatri&#232;me g&#233;n&#233;ration du cercle des 9 dieux appel&#233; la Petite Enn&#233;ade. &#192; l'origine se trouve Atoum, l'esprit flottant au-dessus de l'oc&#233;an premier. Seul au milieu de l'immensit&#233;, Atoum s'incarne dans un corps d'homme, et par sa semence, fait na&#238;tre le premier couple sexu&#233;, Chou, le sec, et Tefnout, l'humide. De l'accouplement de Chou et de Tefnout naissent Geb, la terre, et Nout, la vo&#251;te c&#233;leste. Ces deux nouvelles divinit&#233;s engendrent &#224; leur tour quatre enfants r&#233;partis en deux couples antagonistes. D'un c&#244;t&#233; Osiris et Isis. De l'autre Seth et Nephtis. Pouss&#233; par la jalousie, Seth assassine son fr&#232;re Osiris, et au terme de nombreuses p&#233;rip&#233;ties, d&#233;coupe son corps en 14 morceaux qu'il jette dans le Nil. Isis parcourt le fleuve sur une barque en papyrus, et avec l'aide des crocodiles, retrouve 13 des 14 morceaux de son &#233;poux. Le p&#233;nis est manquant. Il a &#233;t&#233; d&#233;vor&#233; par les poissons, donnant ainsi sa fertilit&#233; au Nil. Avec l'aide de sa s&#339;ur Nephtis, Isis rassemble les morceaux et ranime Osiris. Puis elle se transforme en oiseau, et par un battement d'aile, recr&#233;e le sexe d'Osiris. Selon certaines versions, Isis redonne le souffle de la vie &#224; Osiris en le gratifiant d'une fellation. De l'accouplement qui s'ensuit va na&#238;tre l'enfant Horus.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Isis et Hercule&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Revenons une instant &#224; Diodore de Sicile, qui donne au mythe la conclusion suivante : &quot; &lt;i&gt;On raconte donc qu'Osiris, r&#233;gnant avec justice sur l'Egypte, fut tu&#233; par son fr&#232;re Typhon &lt;/i&gt;(Seth), &lt;i&gt;homme violent et impie, et que celui-ci partagea le corps de la victime en vingt-six parties, qu'il distribua &#224; ses complices afin de les envelopper tous dans une haine commune, et de s'assurer ainsi des d&#233;fenseurs de son r&#232;gne. Mais Isis, soeur et femme d'Osiris, aid&#233;e de son fils Horus, poursuivit la vengeance de ce meurtre ; elle fit mourir Typhon et ses complices, et devint reine d'Egypte. Il y avait eu un combat sur les bords du fleuve, du c&#244;t&#233; de l'Arabie, pr&#232;s du village d'Ant&#233;e, ainsi nomm&#233; d'Ant&#233;e qu'Hercule y avait tu&#233; du temps d'Osiris&lt;/i&gt;.&quot; Cette volont&#233; de l'historien grec de faire remonter l'anciennet&#233; d'Hercule au temps d'Isis et d'Osiris est bien s&#251;r inspir&#233; par le d&#233;sir d'affirmer que la mythologie grecque est aussi ancienne que la mythologie &#233;gyptienne. On ne doit cependant pas ignorer l'origine africaine du personnage d'Hercule, repr&#233;sent&#233; sur les anciens vases grecs v&#234;tu d'une peau de lion. Le demi-dieu a en effet tu&#233; un pharaon d'un seul coup de poing, affront&#233; des lions &#224; mains nues, des pygm&#233;es (que les Grecs savaient vivre au sud-ouest de l'Egypte), ainsi que des amazones (les soci&#233;t&#233;s matriarcales de l'Afrique tropicale ?), exploits probables d'un h&#233;ros originellement africain, souvent identifi&#233; au dieu hi&#233;racoc&#233;phale Khounsou, ult&#233;rieurement agglom&#233;r&#233; au personnage de Gilgamesh, au dieu ph&#233;nicien Melqart, puis hell&#233;nis&#233; pour donner le mythe d'Hercule que nous connaissons. Dans le livre III, le livre &quot;africain&quot; de son histoire g&#233;n&#233;rale, Diodore d&#233;crit tr&#232;s clairement le processus d'agglom&#233;rations successives des diff&#233;rentes sources : &quot;&lt;i&gt; Hercule, le plus ancien, est, selon la tradition, d'origine &#233;gyptienne ; apr&#232;s avoir subjugu&#233; une grande partie de la terre, il &#233;leva une colonne sur la c&#244;te de la Libye. Le second, originaire de la Cr&#232;te, l'un des Dactyles id&#233;ens, se livra &#224; la magie et &#224; l'art de la guerre, et institua les jeux olympiques. Enfin, le dernier Hercule, n&#233; de Jupiter et d'Alcm&#232;ne, peu de temps avant la guerre de Troie, parcourut, ob&#233;issant aux ordres d'Eurysth&#233;e, une grande partie de la terre. Apr&#232;s avoir heureusement achev&#233; ses travaux, il &#233;rigea en Europe la colonne qui porte son nom. A cause de la ressemblance de nom et de moeurs, on attribua &#224; ce dernier les actions des deux Hercule plus anciens ; confondant les temps, de trois, on n'en fit qu'un&lt;/i&gt;.&quot; (1)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le culte d'Isis&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est dans sa fonction de d&#233;esse-m&#232;re, gu&#233;risseuse, protectrice et nourrici&#232;re, qu'Isis sera r&#233;guli&#232;rement repr&#233;sent&#233;e par ses adorateurs. Les statuettes nous montre une belle jeune femme, assise sur un tr&#244;ne, donnant le sein &#224; l'enfant dieu qu'elle porte sur ses genoux. Isis est coiff&#233;e d'un tr&#244;ne, ou bien arbore la coiffure d'Hator, le cercle solaire encadr&#233; par deux cornes de vache. Isis et Osiris symbolisent pour les Egyptiens l'unit&#233; de leur pays r&#233;alis&#233;e autour des berges du grand fleuve. L'enfant engendr&#233; apr&#232;s la mort et la r&#233;surrection repr&#233;sente le cycle de la nature, o&#249; succ&#233;dant &#224; la longue saison s&#232;che, la crue du Nil permet, apr&#232;s le retrait des eaux, au bl&#233; vert de sortir du limon fertile. Pour un peuple d'anciens &#233;leveurs nomades devenus agriculteurs s&#233;dentaires, ce cycle naturel source de toutes vies doit &#234;tre entretenu avec soin par des rituels appropri&#233;s symbolisant la mort et la renaissance. En &#201;gypte, la statue sacr&#233;e d'Isis ne pouvait &#234;tre vue que par un pr&#234;tre, en pr&#233;cisant toutefois, qu'&#224; l'&#233;poque du Haut puis du Moyen-empire, les pr&#234;tres ne constituaient pas une caste coup&#233;e du monde, mais se devaient, apr&#232;s 3 mois pass&#233;s dans les temples, vivre pendant 3 mois au milieu des paysans et partager leurs travaux. Les pr&#234;tres, le cr&#226;ne ras&#233;, sont v&#234;tus de lin blanc. Les pr&#234;tresses sont &#233;galement v&#234;tues comme la d&#233;esse d'une tunique de lin blanc, d'un ch&#226;le sur la poitrine, leurs pieds sont chauss&#233;s de sandales. &lt;span class='spip_document_242 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:280px;'&gt;
&lt;img src='http://www.jardinsdisis.org/local/cache-vignettes/L280xH214/280_offrande_a_Isis-97f0e.jpg' width='280' height='214' alt=&quot;&quot; style='height:214px;width:280px;' /&gt;&lt;/span&gt;Les rituels s'accomplissent autour de vases remplie par l'eau du Nil symbolisant la semence d'Osiris. Alors que les connotations sexuelles sont omnipr&#233;sentes dans ce culte, pr&#234;tres et pr&#234;tresses sont pourtant soumis &#224; des r&#232;gles de chastet&#233;s ainsi qu'&#224; des restrictions alimentaires. &#192; partir de la p&#233;riode Lagide (IV&#176; si&#232;cle avant JC), les portes des temples sont ouvertes et les fid&#232;les, peuvent de l'ext&#233;rieur, assister au rituel. Les c&#233;r&#233;monies se font en musique, rythm&#233;es par le son des sistres (2). La reine &lt;a href='http://www.jardinsdisis.org/CLEOPATRE-UNE-REINE-AFRICAINE.html' class='spip_in'&gt;Cl&#233;op&#226;tre VI&lt;/a&gt;I fut la seule repr&#233;sentante de sa dynastie &#224; prendre au s&#233;rieux le culte d'Isis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Isis hors d'Afrique&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toujours sous le r&#232;gne des Ptol&#233;m&#233;es, Isis devient &#233;galement sur le pourtour de la M&#233;diterran&#233;e la protectrice des marins, en souvenir de son voyage sur le Nil. Chaque ann&#233;e les marins se r&#233;unissaient le 5 mars pour la procession Navigium Isidis. Cette tradition se poursuit encore aujourd'hui dans les villes portuaires sous sa forme mariale, notamment lors de la f&#234;te de l'Assomption.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'instar de J&#233;sus Christ, qui eu des adorateurs particuli&#232;rement barbares, tels que Francisco Franco ou Augusto Pinochet pour ne citer que les plus r&#233;cents, la bonne r&#233;putation d'Isis fut entach&#233;e par quelques fid&#232;les peu recommandables. Hors de la terre africaine, le message d'amour d'Isis ne fut pas forc&#233;ment bien compris par tous ses adorateurs, si l'on en juge par les exploits sanguinaires de deux d'entre eux, les empereurs romains Caligula (12-41) qui pr&#233;f&#233;ra ensuite se proclamer dieu (3), et Caracala (188-217), qui lui fit b&#226;tir un temple au Champ de Mars en plein c&#339;ur de Rome. Acte de pi&#233;t&#233; qui ne l'emp&#234;cha nullement de faire ex&#233;cuter plus de 20 000 personnes au cours de ses 6 ann&#233;es de r&#232;gne. Trace de cette d&#233;rive romaine dans la litt&#233;rature populaire, les pr&#234;tres d'Isis sont syst&#233;matiquement repr&#233;sent&#233;s sous les traits de manipulateurs fourbes et cruels (cf. le personnage d'Arbac&#232;s dans les diff&#233;rentes versions des &lt;strong&gt;Derniers jours de Pomp&#233;&#239;&lt;/strong&gt;).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Sur sc&#232;ne et &#224; l'&#233;cran&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_329 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:280px;'&gt;
&lt;img src='http://www.jardinsdisis.org/local/cache-vignettes/L280xH280/280_isis_joanna_cameron_sq-4096b.jpg' width='280' height='280' alt=&quot;&quot; style='height:280px;width:280px;' /&gt;&lt;/span&gt;Jean-Baptiste Lully composa n&#233;anmoins en 1677 un op&#233;ra &#224; la gloire de la d&#233;esse africaine, tout simplement intitul&#233; &lt;strong&gt;Isis&lt;/strong&gt; (4). En 1910, le cin&#233;aste fran&#231;ais Gaston Velle r&#233;alise &lt;strong&gt;Isis&lt;/strong&gt; avec L&#233;ontine Massart dans le r&#244;le de la d&#233;esse. Trois ans plus tard, l'italien Nino Oxilia lui embo&#238;te le pas en r&#233;alisant &lt;strong&gt;Il velo di Iside&lt;/strong&gt; (&lt;i&gt;Le voile d'Isis&lt;/i&gt;) interpr&#233;t&#233; par Maria Jacobini. Depuis cette date aucun autre p&#233;plum n'a &#233;t&#233; consacr&#233; &#224; la mythologie &#233;gyptienne. En 1975, la d&#233;esse est n&#233;anmoins intronis&#233;e au panth&#233;on des super h&#233;ros am&#233;ricains avec une s&#233;rie pour enfants intitul&#233;e &lt;strong&gt;The Secrets of Isis &lt;/strong&gt;, deux saisons totalisant 22 &#233;pisodes de 30 minutes diffus&#233;s le samedi matin par CBS. Andrea Thomas (Joann Cameron, ci-contre), professeur de Lyc&#233;e, d&#233;couvre sur un chantier de fouille une ancienne amulette &#233;gyptienne ayant appartenu &#224; la reine Hatshepsout. Alors qu'elle prononce l'invocation &quot;&lt;i&gt;Oh ! Puissante Isis&lt;/i&gt;&quot;, la jeune femme se retrouve investie des pouvoirs de la d&#233;esse : force, rapidit&#233;, capacit&#233; de voler et t&#233;l&#233;kin&#233;sie. Pouvoirs dont elle se sert &#233;videmment pour combattre les forces du mal et faire le bien autour d'elle. Le tournage eu lieu aux Studios Universal et au lyc&#233;e de Reseda pour les ext&#233;rieurs. Une fa&#231;on sympathique de cr&#233;er une super h&#233;ro&#239;ne plac&#233;e sous le double patronage de la d&#233;esse mythique et d'une v&#233;ritable reine &#233;gyptienne, Hatshepsout, cinqui&#232;me pharaon de la XVIII&#176; dynastie ayant effectivement r&#233;gn&#233; dans la premi&#232;re moiti&#233; du XV&#176; si&#232;cle av. JC. La s&#233;rie fut r&#233;guli&#232;rement rediffus&#233;e au cours des ann&#233;es 80 aux USA et au Br&#233;sil sous le titre &lt;strong&gt;Poderosa Isis&lt;/strong&gt;, mais reste in&#233;dite en France. Le g&#233;n&#233;rique de la s&#233;rie est visible sur You Tube en cliquant sur le lien suivant : &lt;a href='http://www.youtube.com/watch?v=Fn29b0cgnaE&amp;feature=related' class='spip_out' rel='external'&gt;Les Secrets d'isis.&lt;/a&gt; A la suite du succ&#232;s de la s&#233;rie TV, Isis est devenu un personnage r&#233;curent de l'&#233;curie DC Comics, li&#233; &#224; l'univers de Wonder Woman.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La vierge noire&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En &#201;gypte, la religion pharaonique survivra jusqu'au VI&#176; si&#232;cle de l'&#232;re chr&#233;tienne. En 551 l'empereur de Byzance Justinien ordonne la fermeture du temple de Philae. Incendie, pillages et pers&#233;cutions s'ensuivront, avant-go&#251;t des guerres barbares d&#233;clench&#233;es par les grandes religions monoth&#233;istes. Les villes fran&#231;aises de Paris et d'Izieux doivent leur nom au culte d'Isis qui &#233;tait c&#233;l&#233;br&#233;s en leurs temples. La Tamise doit &#233;galement son nom &#224; la d&#233;esse africaine. Le culte d'Isis va ainsi perdurer en Europe jusqu'au XI&#176; si&#232;cle &#224; travers le culte marial, ainsi qu'en t&#233;moignent, de l'Auvergne &#224; la Pologne la pr&#233;sence de nombreuses vierges noires dans les &#233;glises romanes, de nombreux sanctuaires chr&#233;tiens &#233;tant b&#226;tis sur des temples consacr&#233;s &#224; la d&#233;esse Africaine. En c&#233;l&#233;brant le culte de la vierge noire de Czestokowa, le pape Jean Paul II rendait ainsi &#224; son corps d&#233;fendant un bel hommage &#224; l'antique religion africaine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Christophe Champclaux&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;.&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;(1) &lt;strong&gt;Biblioth&#232;que historique&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Diodore de Sicile&lt;/i&gt;, traduction Ferdinand Hoefer,
Adolphe Delahays, Paris (1851)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;consultable &#224; l'URL suivante : &lt;a href='http://www.mediterranees.net/geographie/diodore/livre3.html' class='spip_out' rel='external'&gt;http://www.mediterranees.net/geographie/diodore/livre3.html&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nouvelle &#233;dition avec texte &#233;tabli et traduit par &lt;i&gt;B. Bommelaer&lt;/i&gt;, Belles Lettres, juin 1989&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(2) Du grec Seistron, l'objet que l'on secoue, le sistre est un baguette de bronze ou de cuivre incurv&#233;e en U, autour de laquelle on enfile de petits anneaux de m&#233;tal tintant comme des clochettes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(3) Dans une sc&#232;ne hilarante du film de Delmer Daves, &lt;strong&gt;Les Gladiateurs&lt;/strong&gt;, Messaline (Susan Hayward) &#233;chappe de peu &#224; la col&#232;re meurtri&#232;re de Caligula (Jay Robinson, g&#233;nial !) en ass&#233;nant &#224; l'empereur psychopathe la r&#233;plique-culte : &#171; &lt;i&gt;Mais tu es un dieu. Isis elle-m&#234;me me l'a r&#233;v&#233;l&#233; dans son temple&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(4) L'&#339;uvre est monumentale, sa recr&#233;ation par Hugo Reyne (Universal Classics) tient sur 3 CD. Le livret se termine ainsi :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Junon et Jupiter&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dieux, recevez Isis au rang des immortels !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au rang des immortels.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peuples voisins du Nil, dressez lui des Autels.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(Les divinit&#233;s du Ciel descendent pour recevoir Isis ; Les peuples
d'Egypte lui dressent un Autel et la reconnaissent pour la Divinit&#233;
qui les doit prot&#233;ger.)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Divinit&#233;s qui descendent du Ciel dans la gloire :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peuples d'Egypte chantants,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;quatre &#233;gyptiens chantants, peuples d'Egypte dansants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Venez, venez, Divinit&#233; nouvelle,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Isis, Isis, Tournez sur nous vos yeux&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voyez l'ardeur de notre z&#232;le.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La c&#233;leste Cour vous appelle&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout vous r&#233;v&#232;re dans ces lieux&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Isis, Isis est immortelle&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Isis va briller dans ces lieux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Isis jouit avec les Dieux&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'une gloire &#233;ternelle.
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;.&lt;/h3&gt;
&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Sources :&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Dame du Nil&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Paul-Jean Franceschini&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Laurent Bricault&lt;/i&gt;, Larousse, 2008&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Wikipedia&lt;/strong&gt; : &lt;a href='http://fr.wikipedia.org/wiki/Isis' class='spip_out' rel='external'&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Isis&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Hercule encyclop&#233;die&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Michel Eloy&lt;/i&gt;, in &lt;strong&gt;Monster Bis Hercule&lt;/strong&gt;, &#233;ditions Norbert Moutier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Michel Eloy a repris quelques extraits de ce texte sur son site &lt;strong&gt;peplums.info&lt;/strong&gt; &#224; l'url suivante : &lt;a href='http://www.peplums.info/pep06b.htm#note8' class='spip_out' rel='external'&gt;http://www.peplums.info/pep06b.htm#note8&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Chronologie du film historique &#224; l'antique&lt;/strong&gt;, &lt;i&gt;Henri Dumont&lt;/i&gt;, in &lt;strong&gt;Le p&#233;plum : l'Antiquit&#233; au cin&#233;ma&lt;/strong&gt;, sous la direction de &lt;i&gt;Claude Aziza&lt;/i&gt;, &#233;ditions Cin&#233;maction/Corlet/T&#233;l&#233;rama, 1998
&lt;span class='spip_document_149 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://www.jardinsdisis.org/IMG/jpg/580-ISIS_VIENNA.jpg' width='500' height='746' alt=&quot;&quot; style='height:746px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>LES ROYAUMES DE NUBIE - 2</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe Champclaux</dc:creator>



		<description>Au VIII e si&#232;cle av. JC commence en Nubie une p&#233;riode unique dans l'histoire de l'Afrique : un &#233;tat stable dont la continuit&#233; va s'&#233;taler sur pr&#232;s de 1200 ans, sans connaitre les troubles graves provoqu&#233;s par les changements dynastiques. Une m&#234;me famille a r&#233;gn&#233; dans le respect d'une tradition singuli&#232;re : le souverain est d&#233;sign&#233; par une &#233;lection. Cette pratique unique dans l'antiquit&#233; est admir&#233;e par des auteurs grecs tels qu'H&#233;rodote (V e si&#232;cle av. (...)

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&lt;a href="http://www.jardinsdisis.org/-HISTOIRE-.html" rel="directory"&gt;04. HISTOIRE&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;IMG/arton15.jpg&quot; width='142' height='150' onmouseover=&quot;this.src='IMG/artoff15.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.jardinsdisis.org/IMG/arton15.jpg'&quot; style='height:150px;width:142px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au VIII e si&#232;cle av. JC commence en Nubie une p&#233;riode unique dans l'histoire de l'Afrique : un &#233;tat stable dont la continuit&#233; va s'&#233;taler sur pr&#232;s de 1200 ans, sans connaitre les troubles graves provoqu&#233;s par les changements dynastiques. Une m&#234;me famille a r&#233;gn&#233; dans le respect d'une tradition singuli&#232;re : le souverain est d&#233;sign&#233; par une &#233;lection. Cette pratique unique dans l'antiquit&#233; est admir&#233;e par des auteurs grecs tels qu'H&#233;rodote (V e si&#232;cle av. JC) et Diodore de Sicile (I e si&#232;cle av. JC).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_52 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:280px;'&gt;
&lt;img src='http://www.jardinsdisis.org/local/cache-vignettes/L280xH297/RoyaumesNubie_280_-2-6b99e.jpg' width='280' height='297' alt=&quot;&quot; style='height:297px;width:280px;' /&gt;&lt;/span&gt;
Tout commence avec le r&#232;gne de Kashta, roi de Napata de - 760 &#224; - 746. Kashta est sacr&#233; pharaon par les pr&#234;tres &#224; &#201;l&#233;phantine. Sa fille Amenardis 1 re devient divine adoratrice d'Amon de - 740 &#224; - 720. Elle est r&#233;pr&#233;sent&#233;e sur de nombreuses sculptures &#224; Karnak. Le fils de Kashta, Pi&#226;nkhi (ou Piye) devient le fondateur de la XXV e dynastie.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;PI&#194;NKHI&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le r&#232;gne de Pi&#226;nkhy s'&#233;tend de - 746 &#224; - 716. La nomination de sa s&#339;ur Amenardis lui permet d'entretenir de bonnes relations avec le clerg&#233;. Il est sacr&#233; &quot;Horus qui a unifi&#233; les deux terres&quot;. Cette l&#233;gitimit&#233; lui permet, au cours de la vingti&#232;me ann&#233;e de son r&#232;gne (-730) de refouler dans le delta la coalition lybienne dirig&#233;e par Tefnakht, roi de Sa&#239;s. Pi&#226;nkhy assi&#232;ge Memphis. Le grand centre religieux tombe sous son contr&#244;le, lui assurant la vassalit&#233; des petits roitelets du delta. Le r&#232;gne de Pi&#226;nkhy se caract&#233;rise par sa cl&#233;mence et son respect de la Ma&#226;t, l'&#233;quilibre et la justice. La &lt;i&gt;st&#232;le de la victoire&lt;/i&gt; - conserv&#233;e au mus&#233;e du Caire - rend compte des d&#233;lib&#233;rations du roi dans son palais et de ses combats contre les princes lybiens lors de la conqu&#234;te de la Moyenne-&#201;gypte et du Delta. Une fois le nord pacifi&#233;, Pi&#226;nkhy retourne pour les dix derni&#232;res ann&#233;es de son r&#232;gne dans sa capitale de Napata. Pi&#226;nkhy meurt paisiblement en - 716. Pi&#226;nkhy est enterr&#233; avec ses quatre chevaux favoris dans une pyramide nubienne &#224; El-Kourrou (Djebel Barkal). Ses successeurs seront inhumm&#233;s autour de sa pyramide.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;SHABAKA ET LES FILS DE PI&#194;NKHI&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Shabaka, le fr&#232;re du pharaon, succ&#232;de &#224; Pi&#226;nkhy et poursuit son &#339;uvre d'unification de la Haute et Basse &#201;gypte. En - 714, il &#233;crase Bakenranef, le dernier roi de Sa&#239;s (XXIVe dynastie). Toute la vall&#233;e du Nil, du Soudan &#224; la M&#233;diterran&#233;e est de nouveau r&#233;unie sous la m&#234;me couronne. &#192; Karnak, Chabaka restaure la fonction de grand pr&#234;tre d'Amon, en la confiant &#224; son fils Horemakhet. En visite au temple de Ptah, le pharaon constate que les vers ont partiellement d&#233;truit le papyrus contant l'accession d'Horus au tr&#244;ne d'&#201;gypte. Il fait graver les texte restant sur un bloc de granit noir, actuellement conserv&#233; au British Museum. Les Assyriens se montrant mena&#231;ants sur la rive orientale du Delta, Shabaka conclu avec eux un trait&#233; de paix assurant la s&#233;curit&#233; de l'&#201;gypte. N&#233;anmoins, en -704, Shabaka est sollicit&#233; par les rois de Ph&#233;nicie et de Palestine r&#233;volt&#233;s contre l'empereur assyrien Sennach&#233;rib (- 705 &#224; - 681). Taharka, le neveu du Pharaon, se rend sur place &#224; la t&#234;te d'un corps exp&#233;ditionnaire. Constatant la puissance Assyrienne, il se retire sans combattre. Les Assyriens se retirent &#224; leur tour, min&#233;s par des probl&#232;mes internes. Shabaka meurt en - 702. Les deux fils de Pi&#226;nkhi succ&#232;dent &#224; Shabaka. Shabataka r&#232;gne de - 702 &#224; - 690. Il poursuit l'&#339;uvre de b&#226;tisseur de son oncle &#224; Memphis, Louxor et Karnak. En - 690, Taharka succ&#232;de &#224; son fr&#232;re brusquement d&#233;c&#233;d&#233;. Il est fr&#233;quemment repr&#233;sent&#233; avec le double ur&#230;us symbolisant la double royaut&#233; de la Nubie et de l'&#201;gypte. &#192; Karnak il faut agrandir le lac sacr&#233;. Au Djebel Barkal, le temple d'Amon rivalise avec celui de Th&#232;bes. Grand b&#226;tisseur, il introduit les influences Koushites dans l'art &#233;gyptien. L'an VI de son r&#232;gne est marqu&#233;e par une haute crue du Nil, soulignant la prosp&#233;rit&#233; d'un royaume stable et sagement administr&#233;. &#192; partir de - 677, le Pharaon doit faire face &#224; l'expansion assyrienne. En - 672, l'empereur de Babylone Assarhaddon (-681 &#224; -669) s'empare successivement du Delta, de Memphis puis d'Assouan. Taharka se replie vers la Nubie. C'est la fin de l'unit&#233; de la vall&#233;e du Nil r&#233;alis&#233;e par Chabaka. &#192; la mort de Taharka en -664, Tanoutamon, fils de Shabataka, monte sur le tr&#244;ne de Napata.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En - 653, Altanersa, le fils de Taharka, succ&#232;de &#224; Tanoutamon. Du VI&#176; au IV&#176; si&#232;cle BCE, les h&#233;ritiers des pharaons de la XXV&#176; dynastie administrerons le royaume de Napata r&#233;unissant la Nubie et le Soudan.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>LES ROYAUMES DE NUBIE - 1</title>
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		<dc:date>2007-09-10T11:06:55Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Christophe Champclaux</dc:creator>



		<description>&quot;L'antiquit&#233; &#233;gyptienne est &#224; la culture africaine ce que l'antiquit&#233; gr&#233;co romaine est &#224; la culture occidentale&quot;. Jamais cette r&#233;flexion de Cheikh Anta Diop ne s'est r&#233;v&#233;l&#233;e aussi juste qu'en ce qui concerne la civilisation nubienne. De nombreux peuples de l'Afrique contemporaine conservent aujourd'hui encore des traces vivantes de cette culture. Tout au long de ses trois mill&#233;naires d'histoire antique, la civilisation nubienne a inspir&#233;, (...)

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&lt;a href="http://www.jardinsdisis.org/-HISTOIRE-.html" rel="directory"&gt;04. HISTOIRE&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;IMG/arton1.jpg&quot; width='142' height='150' onmouseover=&quot;this.src='IMG/artoff1.jpg'&quot; onmouseout=&quot;this.src='http://www.jardinsdisis.org/IMG/arton1.jpg'&quot; style='height:150px;width:142px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&quot;L'antiquit&#233; &#233;gyptienne est &#224; la culture africaine ce que l'antiquit&#233; gr&#233;co romaine est &#224; la culture occidentale&quot;. Jamais cette r&#233;flexion de Cheikh Anta Diop ne s'est r&#233;v&#233;l&#233;e aussi juste qu'en ce qui concerne la civilisation nubienne. De nombreux peuples de l'Afrique contemporaine conservent aujourd'hui encore des traces vivantes de cette culture. Tout au long de ses trois mill&#233;naires d'histoire antique, la civilisation nubienne a inspir&#233;, s'est affront&#233;e, s'est m&#233;lang&#233;e, a domin&#233;e, puis a finalement surv&#233;cu de plusieurs si&#232;cles &#224; sa cousine &#233;gyptienne &#233;cras&#233;e par l'invasion assyrienne de la basse &#233;poque. Les deux figures les plus embl&#233;matiques de l'&#233;pop&#233;e nubienne sont sans nul doute le Pharaon Pi&#226;nkhy, fondateur au VIII e si&#232;cle avant JC de la XXV e dynastie, ainsi que la Candace Amani Shakh&#233;to qui, apr&#232;s le suicide de Cl&#233;op&#226;tre VII, arr&#234;ta les l&#233;gions romaines de l'empereur Auguste.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La pr&#233;histoire nubienne&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_32 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:280px;'&gt;
&lt;img src='http://www.jardinsdisis.org/local/cache-vignettes/L280xH297/RoyaumesNubie_280_-56375.jpg' width='280' height='297' alt=&quot;&quot; style='height:297px;width:280px;' /&gt;&lt;/span&gt;Dans les plus anciennes tombes &#233;gyptiennes datant du IV e mill&#233;naire, on retrouva des objets d'ivoire et d'&#233;b&#232;ne provenant de la Nubie. Les plus anciens habitants de la Nubie &#233;taient les Badariens, suivit par les Amratiens puis les Gerz&#233;ens. On connait aujourd'hui ces peuples sous l'appellation de civilisations du groupe A. Les Gerz&#233;ens, contemporains de l'av&#232;nement de la 1 re dynastie, en - 3100, vivaient de l'&#233;levage des moutons, des ch&#232;vres et des vaches. Ils poss&#233;daient un style de poteries ainsi que des rites fun&#233;raires parfaitement distincts de ceux des Egyptiens de l'ancien empire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les tombes des premiers rois nubiens &#233;taient plus grandioses que celles des premiers pharaons. Ces peuples, organis&#233;s en chefferies ind&#233;pendantes, ne poss&#233;daient pas d'&#233;criture propre. Les premiers textes nubiens, datant de la fin du premier mill&#233;naire avant JC, sont &#233;crit en hi&#233;roglyphes &#233;gyptiens. Ce n'est qu'&#224; l'&#233;poque m&#233;ro&#239;tique que les nubiens d&#233;veloppent deux formes d'&#233;criture qui leur sont propres, l'une cursive, l'autre hi&#233;roglyphique. L'arch&#233;ologie demeurent la premi&#232;re source d'information sur cette civilisation. Les dieux nubiens sont identiques aux dieux &#233;gyptiens, mais l'on compte en plus un dieu Lion et un dieu B&#233;lier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La culture gerz&#233;enne d&#233;cline aux environs du XXVIII e si&#232;cle avant JC, supplant&#233;e par les peuples dit du groupe B, beaucoup plus pauvres et moins nombreux que leurs pr&#233;d&#233;cesseurs. Ce d&#233;clin est tr&#232;s probablement du aux attaques et aux pillages perp&#233;tr&#233;s par les voisins &#233;gyptiens.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong&gt;Le royaume de Kerma - 2400 &#224; - 1500&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le royaume de Kerma commence au sud de la deuxi&#232;me cataracte, et s'&#233;tend jusqu'&#224; la quatri&#232;me ou &#224; la cinqui&#232;me cataracte. Le royaume doit son nom &#224; la ville &#224; l'int&#233;rieur de laquelle se sont regroup&#233;es les principales chefferies.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong&gt;Kerma ancien -2400 &#224; -2000&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au XXV e si&#232;cle avant JC, profitant de la stabilit&#233; des fronti&#232;res et du commerce avec l'Egypte, les Nubiens retrouvent leur prosp&#233;rit&#233; ant&#233;rieure. L'or constitue la principale ressource mini&#232;re de la Nubie. Les principaux sites miniers se trouvent sur les deux rives du Nil, &#224; une centaine de kilom&#232;tres au sud d'El&#233;phantine. L'or nubien est &#233;chang&#233; contre du bl&#233; &#233;gyptien. Les carri&#232;res de la Nubie fournissent les pierres n&#233;cessaires aux monumentales constructions &#233;gyptiennes. Les Nubiens apportent aux Egyptiens de nombreux produits provenant des cultures bantoues de l'Afrique centrale et australe : l'ivoire, l'&#233;b&#232;ne, les plumes d'autruches, ainsi que les peaux de panth&#232;res et de l&#233;opards. Les Nubiens emm&#232;nent &#233;galement en Egypte des Pygm&#233;es qui participaient aux rites religieux et m&#233;dicinaux. Les poteries de cette &#233;poque, dite du groupe C, ressemblent &#233;trangement &#224; celles du groupe A. Les pasteurs se s&#233;dentarisent gr&#226;ce au d&#233;veloppement de la culture du bl&#233; et de l'orge. Une nouvelle civilisation urbaine et centralis&#233;e est en train de na&#238;tre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les tombes acqui&#232;rent leur forme d&#233;finitive. Au fond d'une fosse circulaire, le d&#233;funt est install&#233; en position f&#339;tale, la t&#234;te orient&#233;e vers l'est. Pour les plus humbles, le mat&#233;riel fun&#233;raire se limite &#224; quelques objets en c&#233;ramique. L'ensemble est recouverts d'un tumulus o&#249; sont d&#233;pos&#233;s les offrandes alimentaires et les sacrifices. Les tombes royales rec&#232;lent un riche mobilier fun&#233;raire. L'entourage du roi &#233;tait sacrifi&#233; afin d'accompagner le d&#233;funt.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong&gt;Kerma Moyen -2000 &#224; -1700&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Les tombes royales t&#233;moignent de la hi&#233;rarchisation croissante de la soci&#233;t&#233; nubienne avec l'apparition d'une classe aristocratique. Le commerce avec le nord et le sud reste florissant. A l'ouest, on trouve des traces de commerce avec les peuples du Tibesti. La relation avec les Egyptiens se d&#233;gradent lorsque les pharaons du Moyen Empire annexent le nord de la Nubie. Les Nubiens r&#233;agissent en construisant des remparts autour de leurs villes, et en inhumant d&#233;sormais leurs souverains avec leurs armes.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong&gt;Kerma Classique -1700 &#224; -1500&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Le commerce avec l'Egypte et l'Afrique centrale reste florissant. Les constructions monumentales se d&#233;veloppent. Les villes s'agrandissent. Certaines n&#233;cropoles royales d&#233;passent les 100 m&#232;tres de diam&#232;tre. Apr&#232;s la chute du Moyen Empire, l'Egypte conna&#238;t une nouvelle p&#233;riode d'incertitude. Une alliance est pass&#233;e entre le royaume de Kerma et la dynastie Hyks&#244;s du Delta du Nil (XV e et XVI e dynasties) pour contrer les tentatives de reconqu&#234;te de la dynastie de Th&#232;bes contr&#244;lant la Haute Egypte.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;strong&gt;L'occupation &#233;gyptienne - 1500 &#224; - 1200&lt;/strong&gt; &lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Au XVI e si&#232;cle avant JC, le pharaon th&#233;bain Ahmosis fonde la XVIII e dynastie, marquant le d&#233;but du Nouvel Empire. Il chasse les Hyksos du Delta du Nil et les poursuit jusqu'en Palestine. Ses successeurs vont ensuite conqu&#233;rir la Nubie qui sera occup&#233;e par les Egyptiens jusqu'au niveau de la quatri&#232;me cataracte. Les Egyptiens b&#226;tissent sur le territoire de Kerma de nombreuses forteresses ainsi que des sanctuaires. Tandis que l'Egypte conna&#238;t une prosp&#233;rit&#233; sans &#233;quivalant, comme en t&#233;moignent les monuments de Louxor et de Karnak, le royaume de Kerma a cess&#233; d'exister. Les Egyptiens contr&#244;lent d&#233;sormais la totalit&#233; des routes commerciales, ainsi que les mines d'or du d&#233;sert de l'est. La capitale se situe d&#233;sormais &#224; Aniba, dont la forteresse est tenue par un vice-roi, membre de la famille royale &#233;gyptienne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au XI e si&#232;cle avant JC, l'&#233;clatement de l'Egypte permet &#224; la Nubie de retrouver son autonomie autour du vice roi de Koush. Des chefferies se d&#233;veloppent pacifiquement dans le sud du pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href='http://jardinsdisis.org/spip/spip.php?article15' class='spip_out' rel='external'&gt;Suite .../.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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